Conseil en relations publiques

Newsletter du 12/01/2024


Bonjour à toutes et à tous, nous espérons que vous avez passé une bonne semaine et bienvenue dans votre dose hebdomadaire d'actualités en affaires publiques offerte par le cabinet VOXA.

Voici les éléments qu'il ne fallait ne pas manquer cette semaine :

Remaniement : Bienvenue en Marcrozie !

À peine 3 jours et déjà trois miracles : la résurrection de l’UMP, la constitution du gouvernement Fillon IV et la rédaction du tome 5 des mémoires de Nicolas Sarkozy : « Ma réconciliation avec Jean-François Copé ». Si le maire de Meaux a couru les plateaux TV pour vanter les mérites de Gabriel Attal, ce remaniement ministériel porte avant tout la marque de Nicolas Sarkozy, le visiteur du soir premium de l’Élysée. Mieux qu’un accord de coalition Renaissance-LR, c’est un coup de barre à droite pour un navire qui embarque ainsi Rachida Dati en recrutement star à la culture, Catherine Vautrin à la tête du pôle social-santé, rejoignant Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Bruno Le Maire dans ce gouvernement Fillon IV qui ne dit pas son nom.

Initialement, la tentation était grande, côté Renaissance, de « casser le trio Darmanin-Le Maire-Lecornu », la bande de droite, qui était trop ancrée. Le mercredi, au moment du Conseil des ministres, les trois ministres de droite ont l'habitude de s'afficher ensemble et de rire aux éclats, ce qui a le don d'agacer leurs collègues. L'objectif, que le Premier ministre partageait avec le chef de l'État, était donc de congédier au moins l'un d'entre eux. Si Lecornu a pu déjà servir plusieurs jours durant de rideau de fumée pour la réussite de l’opération Attal, son maintien aux armées ne faisait pas débat pour autant. L’hôte de Beauvau s’est vu, lui, infliger ce mercredi, une humiliante tournée de commissariat pour rentrer dans le rang…

Bercy, pour ce moment.

Tenté par un grand renouvellement de son équipe, Emmanuel Macron a bien laissé fuiter depuis plusieurs semaines qu'il pourrait se séparer de Bruno Le Maire. Dans le trio des poids lourds de droite dans le viseur des marcheurs historiques, avec Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, il est celui avec qui la relation est la moins proche. Déjà, au moment de composer le tout premier gouvernement Borne, dans la foulée de la réélection, le chef de l'État avait hésité à faire partir son aîné, pour donner les clés de la forteresse Bercy à son double, Julien Denormandie. L'épisode est connu. Denormandie ayant refusé la proposition de Macron, c’était Matignon ou rien, Le Maire avait, de justesse, sauvé sa place… Mais in fine, Bruno Le Maire reste l’un des gagnants du jour. Il n’est pas seulement maintenu mais aussi conforté puisqu’il récupère la tutelle de la transition énergétique, poussant au passage Agnès Pannier-Runacher à la Santé…

Ainsi, puisque les trois ténors de l’aile droite de Renaissance étaient inamovibles, l’exécutif a préféré ouvrir les vannes à droite pour mieux noyer et banaliser les précités…

Il faut, à cinq mois des élections européennes, resserrer les rangs pour avancer à front uni. Il était évident que les ministres qui ont manifesté leur émoi lors de l’adoption de la loi « immigration » ne soient pas invités à passer la main : Exit Clément Beaune, Rima Abdul Malak.

Une cage aux fauves où cohabitent les trois poids lourds maintenus dans les régaliens et une certaine Rachida Dati… Un ticket chic et choc pour la rue de Valois pour mieux viser l’Hôtel de Ville de la capitale en 2026, le chemin est tracé. Seul candidat solide, le Premier ministre est sommé de placer sur orbite l’égérie (désormais ex-LR) de la droite parisienne au détriment de Clément Beaune, LE grand perdant de la soirée,  et du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.

Le parti d’Édouard Philippe restant (avec le Modem dans une moindre mesure) l’un des grands perdants de la première distribution. Certes, Christophe Béchu est maintenu (avec des prérogatives diminuées) mais aucun entrant en vue (l’enseignement supérieur et la Santé étaient pourtant promis) d’autant que ce casting « UMP » résonne comme une sérieuse accroche à la stratégie Phillipiste…

L'équipe pléthorique, c'était terminé. On disait... Depuis le début de semaine, le président et son nouveau Premier ministre ont phosphoré sur un gouvernement resserré. L'objectif était de parvenir à la nomination d'une dizaine de ministres de plein exercice. En partie raté… 14 ministres et ministres déléguées ont été nommés ce 11 janvier (7 hommes et 7 femmes) avant une prochaine salve..

Bilan : Jeunesse ? Oui. L’Âge moyen (avec le Premier ministre) : 46 ans. Renouvellement ? Bof : Ils sont 4 à faire leur entrée au gouvernement.

Aucun horizon pour le Modem, verdict radical !

Car les discours disruptifs se heurtent toujours aux réalités, notamment la nécessité de respecter les grands équilibres internes, même si le camp présidentiel se limite pour le moment au prisme Renaissance, Horizons et Modem (seul Marc Fesneau à l’agriculture ressort), récoltant la portion congrue. Le parti radical attendra la prochaine tournée, les micro-partis Agir et Territoires de Progrès disparaissant avec Franck Riester (remplacé par la Renaissance Marie Lebec aux Relations avec le Parlement) et Olivier Dussopt. Mais la nomination de prochains ministres délégués et de secrétaires d’État viendra gonfler les effectifs de l’équipe ministérielle et combler les appétits.

Pour rappel, le gouvernement Borne comptait 42 membres.

Autre figure incontournable : Éric Dupond-Moretti. À quoi bon remercier un ministre qui a été maintenu après une mise en examen, puis relaxé par la Cour de justice de la République.

Plus que la seule composition de ce gouvernement, l’avenir du « macronisme », objet politique porté disparu, se jouera aux européennes avec Olivier Véran récoltant la tête de liste en lot de consolation. La stratégie est connue : Si Gabriel Attal peut, par son incarnation, à Renaissance continuer à incarner « feu » l’aile gauche, c’est bien l’OPA hostile contre les Républicains qu’Emmanuel Macron a choisi pour remporter son duel avec le Rassemblement national, ou permettre tout simplement de remonter l’écart qui sépare aujourd’hui les deux mouvements. Alors, si la majorité et ses partenaires suivent, le président pourra espérer sauver son mandat et préparer sa succession.

Européennes, « En même temps », immigration, école... les 12 travaux de Gabriel Attal

La principale préoccupation du nouveau Premier ministre doit consister à recréer un choc de confiance avec les électeurs, profondément agacés par les effets de la politicaillerie sur leur quotidien.

Après les félicitations, sincères ou d’usage, les émerveillements grandiloquents, effet « blast » et les coups de griffes, viendra le temps des réalités. Celles qu’un remaniement ne fait pas oublier. Celles qu’un joli coup politique indéniable ne peut enterrer complètement.

L’effet de surprise, mêlé à celui de la jeunesse et un casting Sarko-connecté, permettra probablement de calmer un temps les irritations accumulées ces derniers mois par les Français, mais Gabriel Attal ne peut ignorer que rien ne dure jamais longtemps. Le nouveau Premier ministre doit donc se mettre à sa mission sans délai.

L'état de grâce du plus jeune Premier ministre de l'histoire de la Ve République pourrait ne pas durer longtemps. D'énormes défis vont très vite se présenter à lui. Tour d'horizon... non exhaustif.

Tel Hercule dans la mythologie grecque, Gabriel Attal, à peine arrivé à Matignon, va être très rapidement confronté à ses 12 travaux...

  • L'impossible casting du remaniement
    La nomination de Gabriel Attal n'a pas fait que des heureux dans la Macronie. Que ce soit les partenaires de Renaissance, François Bayrou (MoDem) et Édouard Philippe (Horizons), ou les poids lourds de l'ancien gouvernement, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, peu apprécient de voir ce jeune ambitieux de 34 ans accéder à Matignon et peut-être s'imposer comme incontournable pour l'avenir. Le Premier ministre a dû donner des gages, maintenir les grognards, intégrer des personnalités comme Rachida Dati ou Catherine Vautrin, sans que cela n'obère ses capacités d'action dans les mois à venir. Pas simple.
  • Team building
    La loi immigration a laissé des traces. Lors du vote du texte final, vingt députés de la majorité ont voté contre et dix-sept se sont abstenus. Sur un groupe de 250 parlementaires, c'est énorme. Évidemment, ses origines politiques, le Parti socialiste, peuvent permettre peut-être à Gabriel Attal de recoller facilement les morceaux avec cette aile gauche de la Macronie, avec surtout l’accession de Stéphane Séjourné au Quai d’Orsay et les prochaines réintégrations d’Agnès Pannier-Runacher à la Santé et Rolland Lescure à l’Industrie. Mais il va devoir aussi rassurer les partenaires. Le Premier ministre va devoir apprendre à gérer les limites du "en même temps" dans ce gouvernement à droite toute, laissant pour le moment au bord de la route les partisans d’Édouard Philippe comme ceux de François Bayrou.
  • Le "collaborateur" devra prendre la lumière
    Quel binôme formeront Emmanuel Macron et Gabriel Attal ? Sur le papier, les deux hommes affichent le même profil. Ils n'ont que douze ans d'écart, à peine une génération de différence, et contrairement à Élisabeth Borne, le Président devrait donc réussir avec Gabriel Attal à instaurer une relation de travail fluide. Mais on l'a vu par le passé avec Édouard Philippe, Emmanuel Macron n'est pas forcément à l'aise avec un Premier ministre plus populaire que lui. Or, Gabriel Attal arrive avec une cote sondagière importante. Le Premier ministre devra donc faire attention à ne pas faire trop d'ombre au chef de l'État, tout en parvenant à imprimer sa marque pour faire passer l'idée qu'il ne serait qu'un collaborateur. Baroque.
  • Sur le ring des Européennes
    À ma droite : Jordan Bardella, avec 36 % d'opinions favorables selon le dernier sondage Ipsos. À ma gauche : Gabriel

Attal, atteignant 40 % dans le même sondage. À 28 ans pour l'un et 34 pour l'autre, ces poids plumes sont devenus poids lourds grâce à leurs mentors respectifs.

Avec sa nomination en tant que Premier Ministre, Attal monte immédiatement sur le ring pour les élections européennes. Sa mission : être accrocheur et jouer l'action contre-offensive pour renverser le rival désigné en juin. C'est un combat de boxe typiquement français, mêlant laïcité, valeurs républicaines et éducation, des thèmes centraux pour les principaux ministères affiliés (enseignement supérieur, formation, jeunesse...) qui seront désormais rattachés à Matignon. Si Attal sait aussi bien donner les coups que les esquiver (une qualité précieuse face aux adversaires de l'Assemblée), un autre concurrent pourrait rapidement entrer dans son viseur : Édouard Philippe, également crédité de 40 % dans le sondage Ipsos mentionné. Avec ce duel pour les Européennes déjà lancé, Emmanuel Macron ne prépare-t-il pas déjà un terrain pour une bataille à trois en 2027, en plaçant Gabriel, son "Villepin" moderne, à un poste clé ?

C'est le premier défi politique majeur auquel va être confronté Gabriel Attal : permettre à Renaissance de réussir les élections européennes de juin prochain. Ou, a minima, éviter le camouflet promis aujourd'hui par les sondages, qui prédisent une nette victoire du Rassemblement national (autour de 30 % des voix), loin devant le parti macroniste (estimé à 20 points).

  • Travailler ses équilibres...
    La popularité de Gabriel Attal ne lui évitera pas l'écueil de la majorité relative contre lequel Élisabeth Borne a fracassé ses ambitions. Pour le nouveau Premier ministre, l'équation de trouver des majorités de circonstance, selon les textes, se posera tout autant. D'autant que les oppositions ne semblent pour l'instant pas décidées à faire des cadeaux au jeune locataire de Matignon, même si la droite s'est montrée moins virulente dans les premières réactions. Son profil plus politique qu’Élisabeth Borne dite « Méchante » du côté de Matignon, sa capacité à trouver des compromis semblent avoir guidé le choix d'Emmanuel Macron. Mais entre la théorie et la pratique.
  • ... pour faire voter des réformes emblématiques
    Emmanuel Macron ne veut certainement pas rester dans l'histoire comme celui qui aura passé cinq ans à user du 49.3 pour faire adopter ses réformes les plus emblématiques de son mandat. D'où le besoin de compromis pour enfin faire voter, dans la sérénité, des textes ambitieux. L'avantage pour Gabriel Attal, c'est que ce sont deux réformes sociétales qui arrivent en 2024 dans le débat : la fin de vie et l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Mais Emmanuel Macron tient aussi à un grand projet législatif sur l'économie, dans sa promesse de plein-emploi d'ici 2027. Plus complexe.
  • Éviter l'école buissonnière
    Le semestre de Gabriel Attal à l'Éducation nationale a laissé beaucoup d'espoirs, avec le lancement de nombreux chantiers très attendus dans l'institution. Son départ précipité laisse un goût amer à la communauté éducative. Le nouveau Premier ministre a promis d'amener l'école avec lui à Matignon, mais il ne pourra pas tout faire, tout seul. l devra tout de même veiller à ce que sa succession suive la voie qu’il a tracé. Or, l’arrivée Amélie Oudéa-Castéra laisse pour le moment le monde éducatif un brin dubitatif.
  • Gagner la bataille du plein-emploi
    C'est l'une des priorités du Président Macron : atteindre les 5% de chômage en 2027, contre un peu moins de 8% aujourd'hui. Le Premier ministre a d'ailleurs parlé économie lors de la passation de pouvoir. Mais si la courbe va pour l'instant dans le bon sens, le contexte macro-économique, l'inflation et la situation internationale ne vont pas lui faciliter la tâche.
  • Santé, logement... Pouvoir d’achat, es-tu là ?
    Au-delà des grands enjeux régaliens, Gabriel Attal va devoir s'attaquer à des dossiers sensibles, au cœur des préoccupations des Français. Parmi ceux-là, la santé avec un hôpital public en déliquescence ou le logement, considéré comme une bombe sociale pour beaucoup. Mais d'autres sujets pourraient émerger. Le Premier ministre devra réussir à ne pas se couper du terrain, en s'appuyant sur un réseau de parlementaires et de maires pour sentir les besoins de ses concitoyens. En cela, l’expérience de la présidente du Grand Reims et ancienne ministre de Jacques Chirac au grand pôle Santé-Travail-Solidarités relève de la bonne pioche.
  • Verdir l'action du gouvernement
    Emmanuel Macron ne cesse de vanter le modèle de transition à la française. Élisabeth Borne avait assuré que la planification écologique serait une priorité transversale à son action. Pourtant, l'action environnementale du gouvernement n'a jamais marqué les esprits des Français. À l'heure où le réchauffement climatique devient réalité, Gabriel Attal va devoir s'emparer de la question. Symbole : son premier déplacement en tant que Premier ministre a été d'aller au chevet des sinistrés des inondations du Pas-de-Calais. À la lecture de ce premier recrutement, la fin de la planification écologique et le seul maintien de Christophe Béchu ne riment pas avec révolution.
  • Gabix et les Jeux Olympiques
    Il ne sera évidemment pas responsable des performances des athlètes français, mais au-delà du nombre de médailles, Gabriel Attal va devoir veiller à la réussite des Jeux Olympiques de Paris. Sécurité, transport... Le monde entier aura le regard tourné sur la France et, en qualité de chef d'équipe, le Premier ministre ne pourra pas se permettre la moindre faute, surtout que la solidarité de son ministre de l'Intérieur est loin d'être acquise et que le cumul sports-Jeux et éducations par Amélie Oudéa-Castéra interroge.
  • Travailler à la survivance du Macronisme
    Il reste 40 mois pour achever le second quinquennat Macron. Gabriel Attal, chef de la majorité, sera l'une des pierres angulaires de la suite. De sa réussite dépend la survivance du Macronisme. Reste à savoir si le poste très exposé de Premier ministre peut lui permettre de s'imposer comme l'héritier légitime.

Matignon, science de l’oral pour terrain de communication

Ministère du Temps Libre, Secrétariat d’État à la Condition Féminine ou Ministère de l’Identité Nationale… L’intitulé des ministères a aussi valeur de symbole pour indiquer les priorités d’un nouveau gouvernement. Certains changements de nom ont fait long feu, à l’image du ministère du « Redressement Productif ». Mais d’autres se sont inscrits dans la durée, marquant l’émergence de nouvelles thématiques, comme l’environnement.

Tous les présidents de la Ve République, sauf Nicolas Sarkozy, ont changé de chef de gouvernement en cours de mandat. Si la pratique est courante, le moment choisi par Emmanuel Macron pour le faire est inédit. À seulement six mois des élections européennes, Gabriel Attal a pour défi de trouver des majorités à l’Assemblée et d'obtenir un résultat électoral satisfaisant, au risque de fragiliser le couple exécutif…

Mais un Premier Ministre en 2024 est-il réellement porteur d’un projet ? Le poste a perdu de sa superbe depuis l’instauration du quinquennat en 2000. Avec le raccourcissement de la durée de son mandat, le chef de l’État se retrouve en première ligne non seulement pour définir le cap suivi par l’exécutif, mais aussi pour en assurer la mise en œuvre et s'occuper de la gestion du quotidien. Et le Premier ministre est relégué au rang de chef de chantier, en charge du suivi des travaux, un simple "collaborateur" comme l’avait dit Nicolas Sarkozy à propos de François Fillon, ce qui avait fâché l’intéressé… Le remaniement d’hier soir résonne d’autant plus cruellement.

À l’époque, on attribuait l’activisme du nouveau Président à son tempérament, sauf que François Hollande et Emmanuel Macron ont agi de même, toujours en première ligne pour décider et agir, responsables et souvent jugés coupables de tout. On est loin du fameux article 20 de la Constitution qui prétend que le gouvernement "détermine et conduit la politique de la Nation". Ce qui, au fond, n’a vraiment été le cas sous la Ve République qu’en période de cohabitation.

Ce changement n'est pas seulement dû au quinquennat. L’accélération du temps médiatique, l’exigence accrue de transparence de l’action publique, et l'opinion qui lui réclame des comptes, tout cela pousse le Président à s’exprimer désormais partout et tout le temps. Impossible pour l’Élysée de cultiver le silence et de gérer la rareté de la parole présidentielle comme du temps du général de Gaulle ou de François Mitterrand. Une omniprésence médiatique qui étouffe un peu plus le Premier ministre. Il continue de prendre des coups, mais il ne protège plus le président de la République. Jadis, on disait que le Premier ministre lui servait de fusible dans l’opinion, ce n’est plus le cas.

En revanche, comme le président de la République cherche surtout un chef d’équipe capable de coordonner le travail collectif du gouvernement, un changement viserait d’abord à rassurer la majorité plutôt qu’à séduire l’opinion. C’est la logique qui avait conduit à la nomination de Jean Castex en 2020 et qui a conduit au remplacement d’Élisabeth Borne. D’une certaine façon, la nomination d’Attal est dans cette même lignée : une marque de fabrique, un coup à droite, un coup à gauche, parler territoires, parler techno, parler, encore parler… Si le Macronisme est une science de l’oral, Matignon est appelé à rester un terrain de communication tant que demeurera le quinquennat, aujourd’hui comme demain.

Le calendrier du parlement :

L'agenda parlementaire de la semaine à l'Assemblée nationale : Semaine de contrôle

Mercredi 17 Janvier :

> À 14h00 : Questions au Gouvernement.

> À 15h00 :

  • Questions sur le thème : « L'état de la psychiatrie en France ».
  • Débat sur le thème : « L'instrumentalisation politique des élections des parents d'élèves dans les conseils d'école ».

> À 21h30 :

  •   Débat sur le thème : « Le sans-abrisme, réceptacle des échecs des politiques publiques ? ».

Jeudi 18 Janvier

> À 9h00 :

  • Mise en place et fonctionnement de la commission d'évaluation de l'aide publique au développement instituée par la loi du 4 août 2021.
  • Renforcer la démocratie locale et le fonctionnement du conseil municipal.
  • Généralisation du contrat à durée indéterminée à des fins d'employabilité.
  • Sous réserve de son dépôt, Pn résol. (art. 34-1 de la Constitution) accentuer les efforts pour favoriser l'accès de tous au logement.
  • Assurer une justice patrimoniale au sein de la famille.

À 15 heures :

  • Suite de l'ordre du jour du matin.

À 21 h 30 : Suite de l'ordre du jour de l'après-midi.

L'agenda parlementaire de la semaine au Sénat :

Mardi 16 Janvier

> À 14 h 30 : 

  • Débat sur le thème : « Face à la prédation du loup, comment assurer l'avenir du pastoralisme ? ».
  • À 14h30 : Débat sur la réforme du marché de l'électricité.
  • L'après-midi (après le vote du projet de loi de finances pour 2024) et le soir : PPLC Souveraineté de la France.

>  Soir :  Débat sur le thème : « "Pouvoir de vivre" : quelles politiques de solidarité pour répondre au choc de la transition écologique ? ».

Mercredi 17 Janvier

> À 15h00 : Questions d'actualité au Gouvernement.

De 16h30  :

  • Désignation des membres de la CE Prix de l'électricité.
  • PPR Intégrité territoriale de la République d'Arménie.
  • PPR Ériger la santé mentale des jeunes en grande cause nationale.

Soir : Débat portant sur les violences associées au football, dans et hors des stades.

Jeudi 18 Janvier

> De 10 h 30 : Questions orales
> À 14h30 : Débat artificialisation des sols.

Les premiers membres du gouvernement Attal 1

C'est tout pour cette semaine ! N'hésitez pas à partager cette newsletter avec vos collègues et à nous contacter pour toute question ou besoin de clarifications. On se retrouve vendredi prochain. À bientôt !


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